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Situation géographique

Le site choisi pour installer le musée est l’aérodrome de Melun-Villaroche. Cet endroit est très bien desservi par les grandes voies routières..

Le hangar prévu (Dayde Jeumont) est une prise de guerre, récupéré en Allemagne et reconstruit à Melun en 1952. Il est du type EIFFEL et à une architecture tout à fait exceptionnelle. Une démarche est entreprise pour le classement de ce bâtiment en monument historique.

Historique de l’aérodrome de Melun-Villaroche

C’est en 1911, avec Albert Moreau, que l’on vit les premières évolutions aériennes dans le ciel de Seine et Marne. Plus tard, sous l’impulsion du jeune ministre du Front Populaire Léo Lagrange, le site voit sont premier locataire, l’aéro-club « Les Buses ».

En 1939, l’aéro-club, rebaptisé « Albert Moreau » doit partager les installations avec les militaires (l’escadrille 2/13 de chasse de nuit équipée de bimoteurs « Potez 631 » et motorisé par des « Gnôme et Rhône 14M »)

Pendant la dernière guerre, après l’armistice, la Luftwaffe prend possession du terrain. Elle y installe des « Junker 88 » qui participent à la bataille d’Angleterre. Plusieurs bombardements alliés causèrent des dégâts majeurs aux installations qui obligèrent les allemands à réquisitionner les hommes de la région pour réparer les dommages.

Les américains libérèrent et occupèrent Villaroche le 25 août 1944. Ils y restèrent une année.

Après guerre, la Direction Technique Industrielle (DTI) décida d’aider les industriels à produire et relancer l’aviation française. Il fut donc créé un site géré par le Ministère des Armées sur lequel furent construits des hangars d’aviation et des parkings .De nombreuses et prestigieuses sociétés aéronautiques (telles que les Avions MARCEL DASSAUT,la SNCASO et l’ARSENAL ) y construisirent de nombreux avions civils et militaires .

La Société de construction de moteurs GNOME ET RHONE qui avait collaboré pendant la guerre avec les allemands fut nationalisée et une usine fut installée en bordure de l’aérodrome et baptisée « SNECMA ». Dans les années 70 la Direction Générale à l’Aviation Civile installe un Centre du Service à la Formation Aéronautique et le Centre d’Essais en Vol un détachement pour l’entraînement de ses pilotes Corps Techniques. Au Nord de l’aérodrome, la Société Européenne de Propulsion (SEP) fait des études sur les moteurs et en particulier ceux de la fusée Ariane.